Dopage dans le trail : adieu les bisounours… :’(

À quelques jours de potentielles grandes révélations d’un septuple vainqueur de la grande boucle, qu’apprend-on ce matin? Que 6 cas de dopages ont été recensés en 2012 dans le monde du Trail

Sad pills

L’article en question visible ici ne donne pas les noms de la plupart des athlètes concernés, même s’il est assez facile avec une simple recherche google de compléter la liste des trailers incriminés…

À vrai dire, en apprenant cette nouvelle c’est surtout l’énervement qui prédomine surpassant de loin l’incompréhension vis à vis de tel comportements.

lutte anti-dopageEn effet, à moins de vivre dans un monde de bisounours nul ne pouvait ignorer que dans le trail au même titre que n’importe quel sport, il existait du dopage. Seulement voilà, pour moi il ne pouvait exister que sous une forme : par méconnaissance.

L’exemple typique me venant à l’esprit c’est celui du pauvre gars qui a passé toute une partie de sa saison à s’entrainer pour un objectif et qui fut malheureusement victime d’un pépin juste avant la course. Ne voulant pas renoncer il est prêt à n’importe quel traitement miracle, juste pour être là le jour J.

Limite ça : on pourrait le comprendre, même si cela reste du dopage!

Ce qui pour moi protégeait le Trail c’est le fait que comme il n’y avait pas d’argent à la clé pour la quasi majorité des compétitions (ou du moins pas directement) cela nous mettait plus ou moins à l’abri du dopage « organisé » ou plus largement du dopage pour performer.

Malheureusement, l’article hormis révéler ces cas de dopage ne laisse aucun doute sur les les motivations des fautifs…

EPOParmi les substances utilisées on trouve L’Érythropoïétine. Pour ceux qui l’ignore, cette substance favorise la synthèse de globules rouges ce qui permet d’augmenter l’endurance et les performances.

Pour les autres substances mises en évidence, si les Corticoïdes peuvent être utilisés soigner une douleur, le recours aux Stéroïdes anabolisants ne servent qu’à faire du muscle.

Ces comportements sont donc révélateurs d’un dopage « réfléchi »!

Mais ce qui est le plus désolant dans cette histoire, c’est de se demander à quoi bon?

Oui, à quoi bon se doper dans une discipline où le dernier arrivé a autant sinon plus de mérite que le premier…

Pourquoi se doper, vu que de toute façon au bout du compte, il n’y aura pas un contrat avec plein de zéros à décrocher…

J’espère seulement que cela ne restera qu’un fait marginal et que le trail restera l’un des sports d’endurance les plus épargné. Et quand bien même :

cela n’enlèvera rien au mérite du monsieur tout le monde qui tourne à l’eau et qui s’est entrainé juste pour finir SON objectif pour sa satisfaction personnelle ;)

et c’est bien la le plus important…

 

1 commentaire

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Capsulle (7 années)

Il fallait s’en douter. Même s’il n’y a pas (encore) de gros chèque au final, certains athlètes à l’égo démesuré cherchent la gloire et les avantages matériels qui suivent.
Par ailleurs, où commence le dopage ?
Tout le monde cherche à optimiser ses performances, la seule différence – de taille me direz-vous – réside dans le champ d’action des produits et la légalité ou non de leur utilisation.
À athlète « d’exception », coup de pouce « d’exception » ? Je crains que la plupart des stars du trail aient chopé la grosse tête à force d’être pris pour des dieux.