Roc la Tour 2013…Pour le plaisir…

Aire de départPas de pression aujourd’hui : me voici sur l’aire de départ de l’édition 2013 du Roc la Tour mais l’objectif, en dehors de tester l’intégralité du matériel en vue du Trail du Verbier St Bernard, c’est juste de se faire plaisir.

D’ailleurs comme ma grosse course de l’année a lieu dans seulement 3 semaines, je me suis absolument interdit de « taper dedans » aujourd’hui.

Du coup me voici idéalement placé sur la ligne de départ, c’est à dire tout à l’arrière. De ce fait, impossible de partir trop vite, car aucun bouchon ne devrait m’échapper et je vais devoir marcher en prenant mon mal en patience le temps que le peloton s’étire un peu.

Bingo : le starter retenti et je passe quelques minutes à marcher, comme tout le monde autour de moi, le temps de faire la petite boucle avant d’aborder la première vrai montée.

Mine de rien, je suis très content de revenir ici 1 an après l’AMT, d’autant plus que si je respecte mon idée de départ jusqu’au bout, je devrai pouvoir profiter un max des lieux.

Les copains avec moi sur la zone d’accueil coureur sont partis rapidement comme des fusées devant et me voilà au milieu d’inconnu à faire ma propre course.

Je suis à l’arrière du peloton, plutôt entouré des concurrents de l’AMT (le long parcours) que ce qui comme moi ont opté pour le RLT. Loin de m’inquiéter, cela montre que si je suis venu ici pour faire du spécifique en vue du TVSB, je suis dans le bon tempo.

J’avais depuis quelques jours quelques tensions au niveau du tendon d’Achille droit (les problèmes de tendons d’Achille sont une chose de récurrente chez moi… surtout à cette période de l’année…), la première montée me prouve que le tendon n’est pas encore à 100%, mais avec un rythme léger d’ascension, cela devrait passer assez bien sur la distance du jour.

Première ascensionLa première montée à la frontale se fait dans les bois. Elle n’est pas très difficile hormis le fait qu’avec le trafic, impossible de me caler dans une cadence propre.

J’alterne marche et attente en fonction des passages à cause du flux de coureurs (c’est ça de partir de derrière).

Arrivé en haut je met les bâtons sur le dos (j’ai emporté les Guidetti Arc pour les tester en conditions course pour le TVSB) et je m’engage dans la descente avec devant moi une mer de nuage pareille à mes souvenirs de l’AMT.

La descente n’est pas la plus technique de la course, elle est d’ailleurs moins grasse que l’année dernière, mais d’entrée elle permet de distinguer les bons descendeurs. Je double quelques coureurs à l’allure empruntée due sans doute à l’instabilité de la caillasse instable. Sans forcer, je ne dois pas être si mauvais que ça dans ce type de profil ça veut dire.

Arrivé en bas, il faut maintenant alterner les petites montées descentes dans la forêt. Je suis toujours sur ma petite allure confortable, ne prenant pas de risque.

La deuxième grosse montée de la journée se passe pour moi comme la précédente, je ne pousse pas à fond car ce n’est pas le but aujourd’hui (d’autant que je tiens à ménager le tendon). Par contre comme le trafic s’est fluidifié, je peux désormais monter au rythme que je souhaite.

Pour la deuxième fois depuis le départ, je me délecte du point de vue au sommet, prenant le temps d’observer le panorama heureux d’être ici aujourd’hui.

Nouvelle descente, toujours très à l’aise dans ces portions, c’est clairement là que se fait la différence au niveau des dépassement.

En effet, j’ai remarqué qu’avec mon allure de sénateur sur les rares portions planes et en montée, c’est surtout en descente que je refais mon retard.

Mer de NuageAu détour d’une forêt, j’arrive sur un point de vue où de nombreux participants ont mis de coté la compétition pour immortaliser leur passage le temps d’une photo souvenir. Eric me repère et vient me saluer dès mon arrivée sur les lieux. Malheureusement pour lui, il s’est fait une entorse au 3ième km et songe juste à rejoindre le ravito pour abandonner… :(

J’y croise Maxime qui courrait quelques encablures devant moi, nous prenons la pose pour une jolie photo nous aussi et nous repartons de l’endroit l’un derrière l’autre.

Le tracés replonge directement en forêt, sur des sentiers pas trop compliqués pour arriver au premier ravito, je recroise Eric, lui souhaitant beaucoup de courage en lui tapant sur l’épaule (il n’aura pas eu de chance aujourd’hui…).

Le ravito arrive finalement assez vite, au km15, malgré le fait que je pensais qu’il se situait au niveau du km12,5 lol

Je suis avec Maxime, on refait le complément de liquide (AMT et RLT présentent la particularité de ne ravitailler que de l’eau) et on repart ensemble.

TournavauxNous n’avons aucun mal à reconnaître l’endroit où nous sommes, car nous arrivons au niveau de Tournavaux, où nous étions en gîte la courte nuit précédent la course.

Nous avions vu les bénévoles vérifier le balisage de la montée qui passait à quelques mètres du gîte ce matin au moment de prendre la voiture pour rallier le départ, du coup nous savons ce qui nous attend…

La montée est très raide, et nos chemins se séparent dès les premières encablures. Maxime grimpe à bon rythme tandis que de mon coté je me cale dans ma petite allure tranquille de grimpe alternant les plantés de bâtons opposés aux pieds.

Plaisir au rendez-vousLa forêt de grand sapins en impose et rend les sentiers traversés plutôt techniques. En effet, les racines affleurent voir dépassent du sol et la terre n’est pas des plus lisse non plus…

Pourtant c’est ce genre de trace qui m’amuse et cela fait un bon travail d’appuis :)

Les sentiers rétrécissement de plus en plus, virant à la fin au monotrace très étroit.

Nouveau passage en forêt de conifères j’aperçois Christophe et quelques coureurs du JCBB. Cool!

Je donne un petit coup de jambe à la faveur d’une portion relativement plane pour revenir à sa hauteur.

Ça fait plaisir de discuter ensemble. Ils sont tout un groupe à être venu sur le long parcours, malheureusement pour eux certain donnent quelques signes de fatigue…

Le profil reprend à nouveau du D+ et débouche ensuite sur de la pierre glissante aux arrêtes coupantes.

Je suis toujours avec Christophe et les coureurs du JCBB, profitant de leur agréable compagnie et du changement d’ambiance de la course.

Les écarts ont tendance à se resserrer sur cette portion du parcours car la pierre saillante et coupante impose la prudence pour ne pas risquer de voir la course s’arrêter à la suite d’une chute malheureuse.

À un moment on aperçois beaucoup plus bas le village qui abritera le prochain ravito.

Rencontre sympa au détour d'un sentierPetite pause contemplative, une petite photo du groupe du JCBB et je décide de poursuivre ma course en cavalier solitaire comme une bonne partie de ce que j’ai déjà couru. Non sans remercier mes camarades pour leur rencontre sympa et leur souhaitant bonne chance pour la suite.

Encore une fois, c’est dans la descente que l’écart se réduit le plus facilement avec les coureurs qui me précèdent. Mais compte tenu de l’étroitesse du sentier et surtout le danger que représente les pierres aux rebords tranchant, il n’y a que peu d’endroit propices au dépassement.

Je prend donc mon mal en patience, me servant des arrêts forcés pour regarder le paysage décidément très beau.

Me voici arrivé au 2ième ravitaillement qui comme l’année dernière se situe à proximité d’une usine.

J’y retrouve Maxime et après avoir fait le plein des bidons, nous repartons ensemble.

Passage à travers l’usine, une petite traversée de pont, un bout de halage et ça remonte costaud sur un monotrace assez raide.

Comme précédemment, je laisse Maxime partir sans chercher à me caler dans son rythme et me fait ma petite ascension de mon coté avec un rythme plutôt confortable.

Le poids des km commençant à se faire sentir pour certain, je commence à cet instant à faire mes premiers dépassement en montant (tient c’est nouveau ça lol)

Point de vueArrivé en haut, je m’arrête pour profiter une nouvelle fois de la vue magnifique que l’on a sur la vallée avant de reprendre mon périple.

Détail important, étant parti avec un sac en config TVSB (donc plus lourd que ce que le RLT nécessite). Je souffrais jusqu’au dernier ravitaillement de tensions au niveau des omoplates et des cervicales. J’ai profité du ravito pour resserrer les bretelles que je trouvais trop lâches et depuis cela va beaucoup mieux :)

Grotte

Après la petite pause pour admirer une fois de plus le décor du haut du balcon (que j’avais observé plus tôt mais d’en bas), je reprend ma course sur la crête me dirigeant vers le fameux passage de la grotte, se finissant par un bon bain de boue recouvrant les chaussures. Heureusement, un tuyau d’arrosage ouvert a été placé à la sortie, ce qui permet de se décrotter rapido (mais aussi de mouiller les pieds par la même occasion). Quelques montées descentes plus tard, Maxime (que j’avais rejoins à l’entrée de la grotte) est reparti en avant. J’aborde seul et plein d’énergie la séparation des 2 distances.

J’aurai bien aimé partir sur la gauche avec ceux de l’AMT et regrimper cette fameuse pente de Madagascar, mais ça n’aurait vraiment pas été raisonnable.

Je profite d’un nouveau passage dégagé pour prendre quelques photos de la vallée de la Semois (qu’est ce que j’aime bien courir dans ce coin!).

Panorama

Une courte liaison en sous bois nous ramène sur la fin du parcours de l’AMT.

Un petit ravitaillement plus tard, je vois maxime qui repart juste avant que je puisse atteindre le pointage.

Je fais un plein rapide et repars tranquillement dans la forêt.

Plus tard et plus bas, je retrouve ensuite avec plaisir quelques petits passages de ruisseau. Qu’est ce que c’est sympa aussi cette portion de la course.

Sensations Top!Au niveau des sensations, ça va toujours plutôt bien, certes les km et surtout le D+ commencent à s’accumuler, mais avec ma faible prise de risque niveau engagement, c’est toujours le plaisir qui prédomine.

Détail à signaler, même si peu important, je progresse toujours dans le peloton, m’éloignant de plus en plus des profondeurs du classement sans chercher à passer des concurrents à tout prix.

Au fil des montées et descentes, la pierre se fait à nouveau présente, signe que j’approche des fameux rochers du Roc la Tour… et du petit brin « d’escalade »  qui va avec!

Avant d’y arriver, j’ai le droit à de belles descentes bien relâchées pour ne pas trop mettre d’appuis sur la caillasse qui pourrait me trahir sans prévenir, mais aussi à quelques passages de roche et montée sèche mais relativement courte.

J’aborde maintenant un champs de roche plutôt saillantes, je sais que la grimpette d’échelle est maintenant à quelques mètres de moi, même si je ne vois pas encore la bonne face des rochers.

2 ou 3 montées de bloc plus tard et me voici comme prévu au pied du site.

Les coureurs qui étaient devant moi et que je ne voyais pas jusqu’à lors attendent patiemment leur tour de monter.

Je me place derrière eux et fait de même.

Un petit groupe se forme au pied de l’édifice et quand vient mon tour je ne perds pas une minute pour ne pas léser ceux qui attendent de monter derrière moi.

Roc la Tour

Je repars après un brin de causette avec le bénévole surveillant le sommet.

Le parcours alterne sentier étroits de forêt et passages rocheux avant de descendre au dernier ravitaillement qui se situe de l’autre coté d’un pont dans une tente en bord de halage.

Le pont traversé je croise Patrice et son pote Olivier qui en ressortent juste et qui ont l’air plutôt bien (c’est cool ça :) )

Après une courte discussion je repars direction la tente pour me poser et faire le dernier plein de la journée.

Surprise, Maxime est assis et mange les pâtes qu’il avait emporté. On bavarde un peu, il me confie qu’il commence à avoir les jambes lourdes. Moi je suis impressionné que pour sa première dans cette distance sur ce profil il soit aussi bien à ce moment de la course (chapeau mon pote! ^_^ ).

Il repart et je m’occupe ensuite de manger un peu, assis confortablement. C’est la fête : je choisi de sortir ma bouteille de coca à ce moment pour une petite pause plaisir! (comme avec Franck au même endroit l’année dernière).

Après avoir mangé un bout de nougat, je repars avec en tête la montée difficile qui m’attends derrière.

Retour sur le pont en sens inverse, j’alterne marche et course sur le petit bout de halage pour conserver mon énergie pour la montée qui arrive.

Un virage à gauche et la voilà!

Un coureur est stationné à son pied essayant de se reposer avant de l’attaquer. Moi je ne me pose pas de question et je m’y colle direct.

J’ai la chance d’être beaucoup plus frais que la saison dernière sur ce passage et compte bien en profiter. Il faut dire que je n’ai pas le même nombre de km dans les jambes cette fois lol.

Je prend une cadence régulière et confortable et m’y tiens.

Dans la montée, je double encore quelques concurrents qui n’ont peut être pas la même fraîcheur que moi. En effet, ceux-ci sont soit au ralenti, soit sur le bord en train de tenter de reprendre leur souffle.

Moi qui n’ai mis que peu d’énergie jusqu’à présent me sent plutôt bien, compte tenu du relief bien sur, car n’allez pas croire que je l’ai facile pour autant!

Je m’amuse à me remémorer tous les endroits de cette pente où sur l’AMT 2012 j’avais été obligé de pauser. D’autant que cette année j’arrive à la faire d »une seule traite!

Arrivé sur les crêtes, plutôt content de moi, je jette une nouvelle fois un œil en contrebas pour observer la vallée de mon point de vue, puis repars dans un petit rythme trotté.

Quelques encablures plus loin, j’aperçois Maxime qui est en train de marcher. Je continue à courir jusqu’au moment de le rattraper.

Binôme de choc

Arrivé à son niveau, content de nous retrouver à nouveau, il me confie que c’est désormais vraiment très dur pour lui. Pour ma part, ça va plutôt bien, mais l’envie de finir avec lui est plus forte que celle de poursuivre ma route et de passer la ligne seul. Je lui dis donc que je vais rester avec lui jusqu’au bout. Le temps passera plus vite :P

La fin de parcours n’est pas des plus compliquée à gérer, en sous bois, la trace alterne sentier de terre ou parfois herbeux et passage de bloc rocheux.

Je discute avec Maxime et passe vraiment un bon moment. Il n’y aurait pas autant de km derrière, on croirait presque une simple balade entre potes…

L’autre versant atteint, ça y est, on aperçoit l’aire d’arrivée!!!

Mon expérience de l’année dernière est plutôt utile car je sais exactement à quoi s’attendre.

La descente achevée, et la petite boucle dans le champs effectuée (alternant marche et course) nous finirons tout deux ensemble tendant fièrement la bannière « www.Aidons-Agathe.org » que j’avais dans le sac.

Très content d’avoir partagé ce moment avec lui qui bouclait cette première (sur ce ratio Dist/D+) et moi plutôt content de ma course à l’économie.

 

 

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